Une reprise des célébrations religieuses publiques dès le 25 février ?

La date est déjà sur la table. Les représentants des principaux cultes en France ont hâte d’être de nouveau en mesure de réunir des fidèles. Ils mettent en avant leur sens des responsabilités et de l’effort collectif. Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative, demande à l’exécutif d’autoriser les réunions ou les rassemblements dans les édifices religieux.

C’est en effet le soupir de soulagement qu’ont dû pousser plusieurs croyants en apprenant la décision de la plus haute juridiction administrative de lever l’interdiction de rassemblement dans les offices religieux. Le Conseil d’Etat (il conseille le Gouvernement, le Sénat et l’Assemblée générale dans l’élaboration de la loi) a ainsi ordonné au gouvernement de mettre un terme à ce mécanisme, mis en place en juin dernier dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Pour la plus haute juridiction, “il s’agit d’une atteinte grave à la liberté de culte”.

Aucune atteinte illégale à la liberté de culte !

Les réflexions sont encore en cours entre un nombre de mètres carrés par personne afin de tenir compte de la taille des lieux de culte ou une jauge réduite à 20 fidèles.

Le juge des référés du Conseil d’Etat ordonne ainsi à l’exécutif de lever l’interdiction ‘absolue et générale’ de réunion dans les offices religieux (à savoir les mosquées, les églises, les temples, les synagogues, etc.) et d’édicter à sa place des dispositions strictement proportionnées (ou équilibrées) aux risques sanitaires. La plus haute juridiction administrative rappelle cependant que la liberté de culte comporte parmi ses composantes fondamentales le droit de participer collectivement (en groupe) à des cérémonies publiques, particulièrement dans les offices religieux. Toutefois, elle doit être conciliée avec le but de valeur constitutionnelle de protection de la santé. “La liberté de culte n’est pas négociable”, ajoute-t-il.

Il est important de rappeler que le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM : ayant vocation à représenter les musulmans de France auprès des instances étatiques) ainsi que plusieurs autres organisations religieuses ont aussi déposé une requête en référé-liberté, le 15 janvier, devant la plus haute juridiction administrative, dénonçant une atteinte à la liberté de culte.
Tandis que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé le pire, le Conseil d’Etat ainsi que les organisations religieuses ont préféré garder les lieux de culte (les mosquées, les salles de prière, les églises, etc.) ouverts pendant le ramadan 2021. Ainsi, les fidèles pourront pratiquer leurs rites en célébrant ensemble la rupture du jeûne à la mosquée. L’Etat a néanmoins décidé de mettre en œuvre plusieurs règles de bonne conduite.