Sénégal : la centrale électrique de Bel Air devra convertir le pétrole lourd en gaz naturel liquéfié

Construite depuis 2005, au niveau de la région Hann Bel Air, dans la capitale sénégalaise, la centrale électrique de Bel Air devrait très prochainement convertir le fioul lourd au GNL (gaz naturel liquéfié). En effet, cette décision est prise dans l’objectif d’une part à réduire les STI les coûts d’exploitation et d’autre part à améliorer le profil environnemental de la centrale électrique au Sénégal.

La première conversion de gaz d’une centrale en Afrique de l’Ouest

Il est important de mentionner que la société nationale d’électricité du Sénégal, SENELEC a toujours coopéré avec la société finlandaise Wärtsilä Corporation qui entretient et fabrique des sources d’énergie au niveau des marchés de l’énergie et de la marine, afin d’effectuer les travaux de conversion.

Ce nouveau projet mis en place suite aux recommandations du président sénégalais, Macky Sall, fait partie des différentes solutions proposées de pont de Gaz naturel liquéfié et forme la toute première conversion de gaz à partir d’une centrale électrique dans un pays de l’Afrique de l’Ouest.

La portée de ce projet

Dans le cadre de ce projet innovateur, l’entreprise finlandaise devra remplacer les 6 moteurs de type Wärtsilä 46, qui existent au sein de la société nationale d’électricité du Sénégal avec 6 moteurs biocarburant de type Wärtsilä 50DF. D’après l’entreprise finlandaise, ce type de moteur est construit avec une nouvelle technologie permettant l’utilisation de différents carburants et offrant l’opportunité à la société sénégalaise de fonctionner au gaz naturel liquéfié.

En plus de la conversion des moteurs, le projet devra englober tous les autres aspects qui permettront de garantir le succès des opérations de l’installation au gaz. En effet, selon les responsables, tout sera pris en compte de la sécurité à la fiabilité opérationnelle du matériel, en passant par les différents contrôles et la mise en place des systèmes auxiliaires électriques, mécaniques, ainsi que les systèmes d’automatisation adéquates.

La société finlandaise devra veiller sur la gestion des différentes phases du projet, et ce dans le cadre du contrat d’ingénierie, de construction et d’approvisionnement. Ce projet devrait voir le jour à la fin de l’année en cours.