Islam : des femmes imames cherchent une mosquée à diriger

Converties depuis seulement quelques années, Anne Sophie Monsinay et Eva Janadin sont deux des trois imames femmes qui existent en France. Ferventes défenseures d’un islam progressiste, les deux imames assurent qu’elles sont en train de chercher un lieu de culte à louer dans la capitale français ou ses alentours, afin de prier et de lire le Coran en groupe

Les imames cherchent un lieu de culte en France

Cherchant un endroit de 40 mètres carrés afin de pratiquer, leur religion dans la capitale française ou tout proche, Anne Sophie Monsinay, 30 ans et Eva Janadin, 31 ans, savent très bien que leur recherche risque d’être assez difficile. Les deux femmes, qui font partie des trois premières imames dans l’hexagone, sont consciente du degré de méfiance qu’a la société française par rapport à la religion musulmane.

Toutefois, les deux femmes imames ne veulent pas se cacher derrière des euphémismes, en utilisant des mots comme lieu associatif ou salle de prière. En effet, elles préfèrent utiliser le mot mosquée, lors de leur recherche de location, ainsi que dans la lettre qu’elles ont envoyée à quarante maires des arrondissements parisiens durant la fin du mois d’octobre. 

Les deux femmes n’ont reçu que 6 réponses essentiellement des refus. En attendant une réponse positive, elles préfèrent diriger la prière du vendredi durant l’horaire de prière une fois chaque mois avec une centaine de fidèles en ligne, connecter via l’application Zoom.

Une prière mixte 

Il y a plus d’un an, Anne Sophie Monsinay et Eva Janadin, ont préféré rester discrètes dans leur pratique. En effet, le 7 septembre 2019, les deux femmes ont inauguré la première prière musulmane mixte dans une salle à Paris. 

Depuis que les médias ont partagé leur expérience unique, les deux femmes ont été victimes de réactions très hostiles en recevant des messages du monde entier via les réseaux sociaux. 

Malgré ses réactions, elles ont opté de continuer leur démarche en rassemblant une soixantaine de personnes afin d’effectuer des prières, surveillés par deux vigiles. 

Suite à l’assassinat du professeur Samuel Paty, les deux femmes imames sont de nouveau sollicitées et elles ont décidé de sortir de leur réserve.