Coronavirus au Congo : la mise en place du pass vaccinal pose quelques problèmes

Dès le 30 novembre, le pass vaccinal devra être exigé théoriquement afin de pouvoir accéder aux différents lieux publics au niveau des deux Congo. Toutefois, les autorités congolaises sont encore en phase d’étude des différentes modalités de l’application de cette nouvelle mesure. En attendant l’entrée en vigueur officielle de cette nouvelle procédure, différentes administrations publiques affirment appliquer déjà cette mesure, et ce, au grand dam et à la surprise des usagers congolais.

L’application du pass sanitaire au Congo

Plusieurs agents de la police congolais sont postés à l’entrée de la préfecture, abritant les services d’immigration qui délivrent les passeports. Les citoyens congolais désemparés affirment qu’ils ne peuvent pas entrer dans l’établissement public sans présenter leur pass sanitaire, or d’après le communiqué officiel publié par le gouvernement, la date prévue de l’application de cette procédure n’est pas encore arrivée. Toutefois, curieusement, dès que les usagers arrivent à l’établissement public, ils découvrent une route barrée. Formées majoritairement des étudiants qui demandent l’obtention de leur passeport ou d’autres papiers nécessaires pour leur voyage d’étude, les personnes se trouvant devant la préfecture se retrouvent devant un obstacle.

L’avis des citoyens congolais face à cette situation

Plusieurs usagers qui se sont retrouvés à la porte suite au refus de les laisser entrer affirment qu’ils ont été vaccinés toutefois, ils n’ont pas pu encore recevoir leur pass sanitaire. Selon un étudiant, le pass ne se délivre pas en une seule journée, en assurant qu’il est vacciné depuis deux semaines et qu’il attend encore son pass.

Alors que d’autres expliquent qu’ils ne sont pas encore prêts à se faire vacciner en assurant que personne ne peut les obliger à le faire alors qu’ils ne sont pas convaincus par l’efficacité du vaccin. Par ailleurs, ils affirment qu’obliger quelqu’un à se faire vacciner constitue une violation de leur droit et de leur liberté de choisir.
Durant la dernière intervention qui a eu lieu devant le Parlement, Anatole Collinet Makosso le Premier ministre a affirmé qu’aucune institution internationale ne pourra faire pression afin d’accélérer la procédure de vaccination. Toutefois, les autorités congolaises ont l’obligation de protéger la population. Découvrez l’actualité du pass sanitaire congolais en consultant ce site web.